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Bonjour bonjour ! Aujourd’hui c’est tagliatelles aux cèpes!

Mon papa et moi reproduisons les mêmes rituels depuis des années : rami, scrabble, sieste, boutades, disputes, épinards noyés dans la crème et le fromage ; mes séjours chez lui se ressemblent, pour mon plus grand bonheur  ;)

Et quand c’est la saison, à cela s’ajoutent des matinées entières passées dans les bois à la recherche de champignons. Mon papa m’a transmis l’amour de la nature, de son morceau de campagne particulièrement, et j’adore me lever à l’aube, enfiler mes bottes, et m’enfoncer dans les bois à peine le jour levé. Je préfère infiniment la saison des cèpes à celle des girolles, car non seulement je les trouve 10 fois meilleurs, mais ils sont en plus bien plus difficiles à trouver, ce qui est plus stimulant. Nous nous livrons alors une compétition acharnée avec papa, qui gagne bien souvent, mais de plus en plus talonné par sa fifille adorée  ;)

Au fil des années j’ai appris à ne plus hurler quand je me prends les cheveux dans une toile d’araignée (avec bien souvent la proprio qui vient me pendouiller devant le bout du nez), appris à me faufiler parmi les ronces, à enlever sans sourciller les limaces grignotant mes précieuses trouvailles, appris à distinguer cèpes bordelais, cèpes de châtaigner, trémoulades, oronges…

J’aime aussi écouter les ragots, untel se battant avec tel autre à cause des champignons ; j’aime les petits mensonges « oh non, on en a trouvé à peine une poignée ! », les faux tuyaux « oui oui, dans le bois X ! », les photos de paniers pleins qu’on s’échange, l’ambiance « qui a la plus grosse » (récolte, bien sûr  ;) ) avec étalage sur journal et comptage à l’appui . J’aime être fière de mon papa quand il en donne autour de lui, aux petits vieux qui ne peuvent plus y aller, ou à n’importe qui d’ailleurs, car sous son air de vieux garçon râleur se cache un cœur en or ; le troc naturel qui s’instaure (pâtés, viande, bouteille…) .

Bref, l’héritage que mon papa m’a laissé, comme je l’ai dit plus tôt, c’est un amour infini pour la nature, pour ce qu’elle nous offre. Dame nature qui me fait regarder les champs de tournesol plutôt que la route quand j’arrive chez lui, qui me fait m’extasier devant les mille couleurs que peut revêtir un ciel à l’aube ou à l’aurore, et qui m’a offert la cueillette des champignons comme l’un des meilleurs souvenirs que j’aurai jamais de mon papa.

Alors quand je suis revenue chez maman les bras chargés de cèpes, il fallait une recette à la hauteur …Et ces tagliatelles aux cèpes l’ont été au-delà de mes espérances  :)

Tagliatelles aux cèpes pour 3 personnes

  • 250 à 300g de tagliatelles fraiches maison (recette à venir) ou industrielles
  • 150g de cèpes cuits (je pense environ 4 petits cèpes crus)
  • 150 ml de crème fraiche à 12 ou 30% de matière grasse
  • 1 échalote
  • 1 grosse gousse d’ail
  • 200 ml de vin blanc ou de bouillon de bœuf
  • Sel, poivre
  1. Si vos cèpes sont frais, essuyez les têtes avec un sopalin, coupez le bout de queue terreux, épluchez la queue avec un couteau puis coupez-les en morceaux. Faites les revenir dans une poêle bien huilée, jusqu’à ce qu’ils rendent leur eau et soient dorés. Sortez les du feu et mettez-les de côté
  2. Emincez l’échalote et écrasez la gousse d’ail. Faites-les revenir sur feu moyen dans une poêle. Lorsqu’ils sont dorés, ajoutez le bouillon de bœuf (ou vin blanc) ainsi que la crème fraiche, puis laissez réduire sur feu doux en mélangeant régulièrement pour qu’une croûte ne se forme pas
  3. Débutez la cuisson de vos pâtes selon les instructions du paquet, ou 5 min pour des pâtes fraiches maison ( 100g de pâtes = 1L d’eau = 12g de sel)
  4. Ajoutez les cèpes dans la sauce et continuez à mélanger régulièrement. Lorsque la sauce s’est épaissie et a réduit, sortez la du feu.
  5. Egouttez vos pâtes, disposez les dans une belle assiette puis arrosez-les de sauce.
  6. Régalez-vous !

tagliatelles aux cèpes